Pierre Andrès Les Machines Singulieres

09 septembre 2015

L'enfance de papa

D’r Hans im Schnòckeloch geht ànne, wo er will !
Wo er isch, dò bliebt er nit,
Un wo er bliebt, dò gfàllts im nit.
D’r Hans im Schnòckeloch geht ànne, wo er will !

Papa aimait me bercer comme sa mère l'avait bercé.

Sa langue maternelle était l'alsacien, il apprit le français à l'école.

Enfance heureuse, avec ses chiens qui tiraient ces charrettes à 4 roues, 2 grandes à l'arrière, 2 petites à l'avant, si typiques d'Alsace. Il faisait avancer les chiens en leur donnant des gâteaux pris dans le commerce familial, au bout d'une canne à pêche.

Boulanger de père en fils, Joseph son père avait épousé Sophie Imbs en faisant alliance avec une autre boulangerie. Une grande partie de la famille alsacienne est boulanger de père en fils, car le jeune mitron placé dans une maison où une jeune fille avaient sensiblement le même âge, tombait amoureux de la belle et réciproquement.

Joseph avait fait le tour de France des compagnons, et avait créé une grande maison lors de la naissance de Pierre, dernier tard venu d'une fratrie de 4. Jeanne est morte brutalement quelques années avant la naissance de Pierre. Antoine son frère préféré, s'est sacrifié du côté de Compiègne à Cambronne les Ribécourts (tombe 1090 cimetière militaire)

dans un acte héroïque et fou en essayant tout seul de stopper l'avancée Allemande. Auguste le plus âgé a repris la boulangerie et la fabrique de pâte " Backenude" devenu " la perle du Rhin" que son fils Jean-Pierre fait perdurer. Auguste a construit un rucher dans le jardin à l'arrière de la maison. Rucher dans une cabane qui sert actuellement pour ranger les outils.
Sa mère m'a semblait dure, autoritaire, et très à cheval sur les principes. Antisémite aussi. Son père avait fait les compagnons du devoir comme boulanger

En plus de la maison, construite par son père, il y avait un four à bois, un magasin polyvalent ou se côtoient cigarettes, pâtisseries, pâtes et pains maison et les produits de première nécessité.
La fabrique de pâtes avec ses machines mues par des courroies, comme celles que Papa retrouvera dans l'usine de Pont Salomon, qui lui rappelait son enfance. Grand bâtiment avec des séchoirs contigus à un garage. Dans un autre bâtiment fermant la cour, il y avait une laiterie côté rue où les villageois venaient s'approvisionner. Une porcherie jouxtait la laiterie ainsi que des réserves.

Ses premières années:
Pierre, jeune allait souvent à Rhineau voir Jeanne et Lisa ses cousines, avec lesquelles, il a gardé un lien très fort toute sa vie. Il avait mis au point un petit cinéma en faisant défiler des dessins qui s'animaient grâce à une succession rapide. Il fut également organiste dans l'église de son village. Dès le premier son de cloche, le dimanche, les paroissiens accouraient vers l'église et la remplissaient. La position dans la nef indiquait la rapidité d'acheminement. Les derniers venus étaient relégués au fond. Le village était quasiment vide sauf quelques vieilles dames qui gardaient les maisons, étant venues à la messe du matin. Le regard des uns sur les autres était permanent et Pierre a gardé cette curiosité sur son prochain, avec souvent un jugement moral. Sa foi s'est fortement ancrée par la puissance de la structure religieuse de ces villages catholiques Alsacien. Ce jouait aussi par la religion catholique, l'attachement à "l'intérieur" ( la France"). Les villages protestants se sentaient plus allemand. Le film " les deux Mathilde" donne un aperçu de l'ambiance alsacienne qui a formé mon père.

Pierre a quitté son village pour sa scolarité à Colmar. Son frère aîné Auguste devant reprendre le commerce paternel, Sophie, la mère voulait que Pierre devienne fonctionnaire: curé ou instituteur.
Après Colmar, les études se poursuivirent à Strabourg. Il était logé au "Foyer d'étudiant Catholique " ou Fec sous la férule du Frère Ménard qui a formé un grand nombre de futurs personnages de la vie publique alsacienne.

À l'époque le tramway de Strasbourg passait devant la maison de ses parents. Le déplacement vers la grande ville était aisé. Papa, gamin, s'amusait depuis le tramway qui longeait les façades dans les villages traversés, à fermer les volets.

En 39, les habitants quittent leur village pour se réfugier à Razarc d'Aymet en Dordogne car Frisenheim était entre le Rhin et la ligne Maginot. J'ai rencontré sa famille d'accueil fort amicale et heureuse des liens tissés avec les Alsaciens. Joseph a laissé un souvenir physique en transformant la rue principale en mail.
Photo aérienne.

Papa a poursuivi ses études à Périgeux, mais il déprimait, loin de sa famille qui à l'armistice était rentré en Alsace. Joseph avait fait la guerre de 14 côté allemand et Pierre ne voulait pas être enrôlé par la Wermarth. Un détail amusant Jean-Pierre notre cousin a gardé l'enseigne au deux visages: Joseph Andres Épicerie Boulangerie et sur l'autre face Josef Andres ................. La peinture est bien mieux conservée sur la face allemande, car d'un usage plus court.

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26 octobre 2014

Quelques œuvres

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Comment déplacer une boule dans l'espace?

Pierre Andrès a cherché
des mécaniques qui permettent de transporter d'une manière ludique et inattendue des boules travers l'espace. Pompe à Boule, plateaux mobile, cascades, pédales, leviers, balançoires sont ses Moune de prédilection

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02 mars 2012

http://www.phaeno.de/kugelbahnen.html

Ci joint le lien vers le Phaeno 

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Exposition à Wolfsburg

http://www.phaeno.de/kugelbahnen.html

 

Le musée du Phaeno expose avec d'autresartistes une série d'œuvre de Pierre Andres

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